Devises et Armoiries des villes de France |
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| Devises et Armoiries > Jura(39) > Dole (39100) |
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La devise de Dole (devise ancienne): |
| JUSTITIA, ET ARMIS, DOLA |
| Par la justice et les armes, Dole |
| Les armes de Dole |
| d'azur, au lion naissant, couronné d'or, armé et lampassé de gueules, accompagné de billettes d'or sans nombre ; coupé de gueules, au soleil rayonnant d'or |
| Historique de la devise de Dole |
Nous ne pouvons mieux faire, au sujet des devises de la ville de Dole, que de mettre sous les yeux du lecteur la notice très complète et très documentée que M. le chevalier André Pidoux a bien voulu nous adresser. Nous nous faisons un devoir de lui présenter nos sincères remerciements. "Deux devises ont accompagné alternativement les armes de la ville de Dole : JUSTITIA ET ARMIS DOLA. - RELIGIO ET JUSTITIA AETERNA URBIS FATA. "La ville de Dole ayant été détruite de fond en comble en 1479, par les troupes du roi Louis XI, nous n'avons aucun document sur sa devise avant cette époque. Le seul historien qui puisse nous servir de guide est Gollut : "Ceste ville hat autrefois, dit-il, porté en armoirie une tour, ainsi que les vicomtes de Dole, de la maison de l'Hospital, en usoient en leur Prevosté. Mais quand l'armoirie du Comté fut changée et que les princes choisirent le lyon d'or en champ d'azur billeté d'or, sans nombre, la ville print le soleil luisant d'or, en champ d'azur, au chef d'azur, billeté d'or sans nombre, au lyon naissant, haïant la queue passée en saulteur, avec la devise : JUSTITIA. Puis comme après son premier siège (mis par Pierre de Craon), elle, par une furieuse saillie (faicte du premier dimanche d'octobre, en l'an mil quatre cent septante six) se fut faicte quitte de l'ennemy, le chassant à val de route et luy enleuant son artillerie, lon luy adjoustat à la devise, ET ARMIS : faisant ces mots entiers : JUSTITIA ET ARMIS, comme pour éterniser la mémoire de ceste heureuse saillie et exequution." Mais, comme les assertions de Gollut, au sujet des armoiries primitives de la ville de Dole sont erronées, vu qu'il confond les armes du tabellionné de Dole avec celles de la ville, ses opinions sur l'origine de la devise JUSTITIA ET ARMIS ne doivent être admises que sous toutes réserves, quoique l'origine de la seconde partie paraisse assez probablement conforme au dire du vieil historien. Quant à la première partie de la devise, JUSTITIA, elle fut sans doute dictée par ce fait que Dole était le siège du parlement, cour suprême de justice, dont l'intégrité et la science étaient réputées. "Quoi qu'il en soit, on trouve cette devise durant et tout le XVIe et le XVIIe siècles, sur des monuments, en particulier une porte d'entrée du collège, datant de 1588 où l'on lit : JUSTICIA (sic) ET ARMIS DOLA, sur des sceaux de la ville et sur des fers de reliures. Plusieurs exemples en sont conservés, tant aux archives municipales de Dole, qu'aux archives départementales du Doubs, où figurent notamment un cachet rond de 30 mill. de diamètre, présentant les armoiries de la ville, entourées de rinceaux, avec la devise JUSTITA * ET * ARMIS * DOLA, datant du 1er juillet 1667, et un fer de reliure représentant un cartouche ovale, avec les armes de la ville, et en exergue : JUSTITIA ET ARMIS DOLA 1587. "C'est également cette devise qui figure sur le frontispice de la relation du siège de Dole en 1636, par le président Boyvin. "L'origine de la seconde devise est beaucoup plus certaine que celle de la première : Les fortifications de Dole détruites en 1479 furent rétablies par ordre de Charles-Quint. "Sur la porte du pont, ou porte Saint-André, qui fut terminée et bénite le 30 novembre 1603, on grava ces mots en lettres d'or : RELIGIO ET JUSTITIA AETERNA URBIS FATA, faisant allusion probablement au parlement et à la piété de la ville, piété qui s'était manifestée dans de nombreuses circonstances, et notamment par la fondation de plusieurs couvents, par une foule de voeux, et qui se manifesta encore dans la suite, et surtout en 1608, lors de la réception d'une des saintes Hosties miraculeuses de Faverney, et dans la capitulation de 1674. "Au XVIIIe siècle, cette devise devint d'un usage presque aussi fréquent que l'autre. Ainsi, sur le titre de la dissertation sur l'antiquité de Dole publiée en 1743, à Dole chez Tonnet, par C. J. Normand, les deux devises accompagnent les armes de la ville. "La révolution vint qui supprima à la fois blason et devises. "Napoléon Ier, par lettres patentes du 20 juin 1811, accorda de nouvelles armoiries à la ville, mais sans parler de la devise. On voit, dès lors, figurer sur les actes officiels la devise : JUSTITIA ET ARMIS DOLA. Des lettres patentes de Louis XVIII, du 14 décembre 1816, restituèrent à la ville de Dole ses anciennes armoiries. A partir de cette date, les actes officiels portent la devise : RELIGIO ET JUSTITIA AETERNA URBIS FATA. "Après 1830, la devise : JUSTITIA ET ARMIS DOLA reparaît dans les actes municipaux, mais les pièces émanant de l'église collégiale et paroissiale de Notre-Dame portent encore la devise : RELIGIO ET JUSTITIA AETERNA URBIS FATA. "Enfin, la bibliothèque publique de Besançon possède la matrice d'un sceau de la ville de Dole, datant du XVIIIe siècle, où les deux devises ont été combinées sous la forme la plus barbare : RELIGIO ET JUSTITIA ET ARMIS DOLA AETERNA URBIS FATA (sic). Il eût au moins fallu trois nominatifs ou trois ablatifs !" (Chevalier ANDRE PIDOUX, archiviste paléographe à Dole.) |
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