Les cadeaux sont tantôt faits à l’école avec la maîtresse, tantôt dans le secret de la chambre, derrière une porte close et un panneau « interdit d’entrer » pendant la préparation.
Une petite enquête auprès des mamans du voisinage permet de dresser une liste impressionnante – mais bien sûr non exhaustive – des cadeaux reçus l’an dernier : les enfants en panne d’imagination pourront toujours y piocher des pistes pour la fête de cette année :
– un petit pot rempli de mousse et piqué de fleurs en papier, chacune avec une tige en fil de fer et un cœur en perle
– le portrait de l’enfant peint ou colorié par lui-même (et « bonne fête maman » en sous-titre bien sûr !)
– un tableau montage mêlant des photos de l’enfant, des fleurs, des gommettes, avec de jolis boutons et des perles collés tout autour en guise de cadre
– un beau dessin sur un carton signé au nom de l’enfant, avec, sous le mot « Bonne fête des mères », une série d’échantillons de parfums (pratique, c’est gratuit !) collés avec de la pâte à fixer
– un cœur géant en carton décoré, empli de petits cœurs en confettis ou, pour les mamans gourmandes, de bonbons
– des boucles d’oreilles « fabriquées » en perles, en pompons ou en plumes (on trouve des attaches et des petits décors à suspendre peu coûteux dans tous les magasins de loisirs)
– des colliers de pâtes crues peintes et enfilées sur du nylon
– de jolis oiseaux en origami (à réserver aux plus doués manuellement : pas question d’offrir une cocotte en papier !)
– et, pour finir, le poème : incontournable le jour de la fête des mères, il est récité mais aussi offert sur une feuille, obligatoirement décorée de petits cœurs. L’initiale de chaque vers peut former le mot maman ou son prénom. Mais la liberté d’expression peut rester totale s’il est créé en dehors de l’école. Évoquons l’un des plus mignons, certainement pas rédigé sous la dictée d’une maîtresse :
« Maman,
Excuse-moi de ne pas toujours mettre la table,
De ne pas toujours bien travailler,
De ne pas toujours être serviable,
De ne pas toujours tout bien ranger,
De ne pas toujours me montrer aimable,
Mais avec un enfant parfait,
Maman, c’est sûr, tu t’ennuierais…
Je t’aime. »